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«Le labyrinthe des courses au cora»

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«Vive la société de consommation…»

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Olivier Garnier est artiste peintre [ sa galerie en ligne ],  mais aussi écrivain, son premier roman Le derrière des okapis  est une aventure drôle et loufoque, celle de la transformation écologique de nos modes de vies.

Comment allaient réagir ses petits soldats ? Est-ce qu’une fois introduits dans leur champ de maïs, tous ses auxiliaires fonceraient, comme elle l’avait prévu, sur les larves de ce ravageur pour le boulotter tout cru ?
Et si les mantes religieuses en qui elle avait fondé tous ses espoirs mais aussi connues pour tout bouffer, maris comme chenilles, ne pouvaient résister à leur boulimie légendaire ? Que ferait-elle s’il leur prenait l’envie subite de se désintéresser du méchant ravageur pour dévorer les gentils grillons des champs si ceux-ci croisaient leur route ?

Subitement Maria eut des suées froides. Elle se tourna et se retourna dans son lit. Une vision cauchemardesque la saisit. L’ancienne star imagina le pire des scénarios possibles. Elle voyait ses armées de blattes faire un festin de mantes religieuses ou jeter leurs dévolus sur les coccinelles qui auraient déjà dégusté tous les grillons des champs. Ses blattes se ruaient dans le feu de l’action sur les utiles coccinelles et les croquaient comme un mets de choix, imitées par les pince-oreilles pris d’une frénésie cannibale ?!

Maria, pâle comme un linge, murmura pour elle-même :
– Stop on se calme, Maria ! Pourquoi n’avons-nous pas élevé des dindes, des poules ou des canards ? Ils nous auraient procuré des œufs, de la viande et de la dinde à Thanksgiving et, une fois lâchés, ils auraient boulotté les larves de ce ravageur sans qu’il y ait la plus petite chance qu’ils se bouffent entre eux !